Le secret de la vie

Le secret de la vie

Pâques revient. Mais même si la situation est un peu meilleure qu’en 2020, nous ne pouvons pas célébrer « en grand » la plus importante des fêtes chrétiennes. Le contexte nous invite à la patience, et il y a beaucoup de souffrance autour de nous. Est-ce bien là la victoire de la Vie ?

La victoire de Jésus à la croix et le matin de Pâques n’a pas tué immédiatement le mal et la mort. « Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort » (1Corinthiens 15.26). La Vie du Ressuscité est bien là, mais encore cachée : « Votre vie est cachée avec le Christ en Dieu » (Colossiens 3.3). Cette Vie, c’est un peu comme le « levain qu’une femme prend et enfouit dans trois mesures de farine, si bien que toute la masse lève » (Matthieu 13.33 ; Luc 13.21). Une belle masse de pain (20 kg), la promesse est là pour le monde, mais la boulangerie est discrète, pas tapageuse. C’est l’amour du Christ en nous, qui rayonne autour de nous. La Vie est là, n’attendons pas pour la vivre !

M.S.

Vivre par sa foi

Vivre par sa foi

Au beau milieu de sombres annonces concernant le futur de son peuple, que Dieu a demandé à Habakuk de relayer soigneusement, Dieu insère une promesse, courte mais percutante : « Le juste vivra par sa foi » (Hab 2.4).

La foi, c’est faire confiance. C’est accepter d’avancer quand on y voit rien du tout. C’est savoir que quelqu’un d’autres est aux commandes quand on ne contrôle plus rien.

La foi, c’est personnel. La précision d’Habakuk « par sa foi » – non reprise par le Nouveau Testament qui cite ce texte – nous rappelle qu’on ne peut se baser sur la confiance d’un autre. On n’hérite pas de la foi, on la cultive et on la développe pour soi-même. (tout en sachant qu’elle nous est avant tout donnée par Dieu).

À l’heure où nos activités en Église sont bien réduites, il y a là un défi : garder sa foi vivante, en variant, en multipliant les outils possibles, les moyens de grâce que Dieu nous donne.

La foi, c’est vivre. Oui, la Parole de Dieu le dit à bien des reprises : croire, c’est choisir la vraie vie ! C.J.

Dépendants

Dépendants

Vous avez aimé l’année 2020 ? Si elle nous a appris une chose, c’est que nous ne savons pas à l’avance de quoi demain sera fait. Abandonnons donc les pronostics pour 2021.

Notre devise pour la nouvelle année est : « Humiliez-vous sous la main puissante de Dieu, afin qu’il vous élève au moment fixé ; déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car il prend soin de vous » (1 Pierre 5.6-7, TOB). Deux exhortations qui n’en font qu’une. Notre tête, la Parole nous dit de ne pas nous la monter (l’orgueil) et de ne pas nous la prendre (l’inquiétude). Pourquoi se monte-t-on la tête, pourquoi se prend-on la tête ? La réponse tient en un mot : maîtrise. On peut se croire maître en jouant au plus fort, au plus malin, au plus riche, etc. Quant à l’inquiétude au-delà du raisonnable, elle traduit un sourd sentiment de perte de maîtrise.

Soyons réalistes : nous ne maîtrisons pas demain. Que Dieu nous donne de traduire cela par un abandon à Lui dans la confiance.

M. S.

Paix sur la terre

Paix sur la terre

Il fait nuit, il est tard. Rien ne laissait penser que cette veille des bergers serait différente de toutes les autres. Mais soudain, un ange ! Ils annoncent une bonne nouvelle : un Sauveur est né pour vous. Cette nouvelle a poussé des multitudes célestes à la louange : « Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, et paix sur la terre parmi les hommes qu’il aime ! » (Luc 2.14).

Si les mauvaises nouvelles peuvent s’accumuler autour de nous, et qu’on semble bien loin de la paix sur la terre, souvenons-nous de cette louange céleste d’il y a 2000 ans. Dieu, en quelque sorte, partage sa gloire du ciel avec les hommes sur la terre ! Jésus-Christ a été ce canal par lequel la gloire et la paix sont venues dans le monde.

Le temps de l’Avent, celui qui nous conduit à Noël, est bien plus que le réconfort d’un moment. C’est l’installation d’une paix durable dans notre cœur, car nous sommes des êtres humains, que Dieu aime profondément. Gardons confiance dans le Dieu de la paix !

C.J.

Encore un petit effort !

Encore un petit effort !

Quand on fait une randonnée avec des enfants, on ne leur dit pas toujours d’emblée la longueur et la difficulté de la marche, et parfois on ne le sait pas soi-même. Les enfants se souviendront longtemps de cette rando où on leur a dit plusieurs fois « plus qu’un petit effort », avant un dernier bout raide qui a achevé tout le monde.

L’auteur de la lettre aux Hébreux dit à ses lecteurs : « Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang » (12.4), et il les exhorte à tenir bon dans les souffrances qui s’annoncent. Suivant comme on entend cela, ce sera une culpabilisation de plus. Mais prenons cela comme la voix encourageante d’un entraîneur : « Tiens bon ».

L’épreuve que traverse notre société est aussi une épreuve pour nous dans notre vie individuelle, familiale et communautaire. Nous ne savons pas combien durera le « petit effort », mais nous pouvons compter sur la force que le divin entraîneur nous donnera pour chaque jour.

M.S.

Faire son possible

Faire son possible

Nous faisons tous, dans bien des circonstances, de notre mieux ! Et quand il s’agit de relations entre plusieurs personnes, quoi de plus agréable que de voir quelqu’un redoubler d’efforts par égard pour nous. C’est ainsi que le roi David avait approché un peuple, les gens de Gabaon, qui avaient été attaqués en dépit d’une alliance conclue quelques générations plus tôt. Au lieu de faire « comme si de rien n’était », le roi David s’avance ainsi : « Que puis-je faire pour vous, et comment puis-je réparer, pour que vous bénissiez l’héritage du Seigneur ? » (2 Samuel 21.3).

Oui, il est important de faire son possible pour réparer ce qui est cassé, et en particulier ce que nous avons contribué à casser ! Ne nous contentons pas du minimum dans ce domaine — dans notre récit, la réparation a couté cher à David ! — et soyons prêts à imiter notre Père céleste, qui a déployé toute sa puissance en Christ pour ceux qui croient
(Éphésiens 1.19-20) ! C.J.

Vulnérables

Vulnérables

Cette crise qui se prolonge nous fait découvrir au quotidien combien peu nous maîtrisons les événements de la vie : programme d’activités révocable à tout moment (pourtant Jacques 4.13-15 nous avait prévenus), quarantaines qui viennent tout chambouler d’un instant à l’autre. Et la maladie (pas seulement Covid-19) qui frappe sans crier gare.

L’apôtre Paul dit : « Nous portons ce trésor [le Christ] dans des vases de terre afin que cette puissance extraordinaire soit attribuée à Dieu, et non à nous » (2 Corinthiens 4.7).

Il s’agit avant tout d’être (porteuses/porteurs du Christ), même et surtout quand nous ne pouvons pas faire ce que nous pensions devoir faire. Et quand la relation avec le Christ est là, des occasions d’agir vont s’ouvrir devant nous, pas forcément celles que nous avions planifiées. Car il y a là une puissance qui n’est pas la nôtre, nous qui sommes si vulnérables.

M.S.

Dépistage gratuit

Dépistage gratuit

La Confédération suisse a décidé de rendre gratuits tous les tests de dépistage au Covid-19. Ceci afin d’éviter que certaines personnes renoncent à se faire tester pour raisons financières. Quand l’enjeu est grand, il faut faire le maximum pour que chacun puisse être informé sur son état de santé en lien avec le virus.

Il y a un autre enjeu, bien plus grand encore : notre état spirituel en lien avec le mal, ce virus invisible qui nous contamine tous. Pour ce diagnostic non plus, il n’y a pas besoin de payer ! Le dépistage nous est offert sous la forme d’une Parole écrite, éclairée par l’Esprit Saint, pour que nous soyons informés sur nos propres « maladies ». Elles peuvent s’appeler angoisses, échecs, dépendances, orgueil, désir de puissance, incapacité de se contrôler… L’invitation est toujours valable : « Venez, achetez et mangez […] sans argent, sans rien payer ! […] Prêtez l’oreille et venez à moi ; écoutez, et votre âme vivra ! » (début de Ésaïe 55). Un tel diagnostic ne peut nous conduire que dans les bras du Père !

Marathon en côte

Marathon en côte

Il y a une année, j’avais parlé de la pente et de la côte. Cette année, le temps qui s’ouvre a franchement l’allure d’une côte.

La côte à gravir, nous sommes tellement heureux de la voir apparaître enfin au détour d’un virage : la reprise de nos rassemblements. Celle-ci est assortie d’un plan de protection bien nécessaire qui demandera vigilance et efforts à toutes nos forces vives. Nous devrons nous adapter à des pratiques d’Église qui seront différentes, à des changements qui s’imposent à nous par la force des choses. Il s’agira d’être créatifs pour vivre l’amour fraternel et l’amour du prochain là où nous sommes.

Jésus nous l’a promis : « Quant à moi, je prierai le Père et il vous donnera un autre défenseur afin qu’il reste éternellement avec vous : l’Esprit de la vérité… » (Jean 14.16-17, Segond21). L’Esprit nous donnera de persévérer dans ce marathon de l’amour. M. S.

« Aussi vite que possible, aussi lentement que nécessaire »

« Aussi vite que possible, aussi lentement que nécessaire »

Cette formule devenue célèbre du 115e conseiller fédéral Berset, prononcée le 16 avril dernier, illustre à merveille notre limite principale en tant qu’humain : nous ne pouvons tout maitriser. Ainsi, les solutions aux problèmes que nous traversons, quels qu’ils soient, ne peuvent qu’être nuancées, hésitantes, précautionneuses, et finalement assez incertaines.

Aller vite ? Prendre son temps ? Vouloir résoudre tous nos problèmes ? Là n’est pas la question principale. Cette parole du penseur biblique nommé « Ecclésiaste » nous oriente ailleurs : « Au jour du bonheur, sois heureux. Au jour du malheur, réfléchis : Dieu a fait l’un comme l’autre, afin que l’homme ne puisse pas découvrir ce qui se passera après lui. » Ec 7.14

C’est un fait : nul ne sait de quoi demain sera fait ! Je suis étonné d’observer quantité de « pronostics » et d’avis plus ou moins éclairés sur nos lendemains. C’est à Dieu qu’appartiennent toutes choses, et à nous de lui faire confiance. Seigneur, viens bientôt ! C. J.