Marathon en côte

Marathon en côte

Il y a une année, j’avais parlé de la pente et de la côte. Cette année, le temps qui s’ouvre a franchement l’allure d’une côte.

La côte à gravir, nous sommes tellement heureux de la voir apparaître enfin au détour d’un virage : la reprise de nos rassemblements. Celle-ci est assortie d’un plan de protection bien nécessaire qui demandera vigilance et efforts à toutes nos forces vives. Nous devrons nous adapter à des pratiques d’Église qui seront différentes, à des changements qui s’imposent à nous par la force des choses. Il s’agira d’être créatifs pour vivre l’amour fraternel et l’amour du prochain là où nous sommes.

Jésus nous l’a promis : « Quant à moi, je prierai le Père et il vous donnera un autre défenseur afin qu’il reste éternellement avec vous : l’Esprit de la vérité… » (Jean 14.16-17, Segond21). L’Esprit nous donnera de persévérer dans ce marathon de l’amour. M. S.

« Aussi vite que possible, aussi lentement que nécessaire »

« Aussi vite que possible, aussi lentement que nécessaire »

Cette formule devenue célèbre du 115e conseiller fédéral Berset, prononcée le 16 avril dernier, illustre à merveille notre limite principale en tant qu’humain : nous ne pouvons tout maitriser. Ainsi, les solutions aux problèmes que nous traversons, quels qu’ils soient, ne peuvent qu’être nuancées, hésitantes, précautionneuses, et finalement assez incertaines.

Aller vite ? Prendre son temps ? Vouloir résoudre tous nos problèmes ? Là n’est pas la question principale. Cette parole du penseur biblique nommé « Ecclésiaste » nous oriente ailleurs : « Au jour du bonheur, sois heureux. Au jour du malheur, réfléchis : Dieu a fait l’un comme l’autre, afin que l’homme ne puisse pas découvrir ce qui se passera après lui. » Ec 7.14

C’est un fait : nul ne sait de quoi demain sera fait ! Je suis étonné d’observer quantité de « pronostics » et d’avis plus ou moins éclairés sur nos lendemains. C’est à Dieu qu’appartiennent toutes choses, et à nous de lui faire confiance. Seigneur, viens bientôt ! C. J.

Réapprendre

Réapprendre

« Personne parmi nous ne sait combien de temps encore tout cela durera » (Psaume 74.9, Bible du Semeur). Cette phrase semble avoir été écrite pour nos circonstances. Nous n’étions plus habitués à vivre dans l’incertitude. Nous le réapprenons. Je constate avec gratitude que bon nombre d’entre nous savent « positiver », et aussi dépasser tous les pronostics en termes de disponibilité et d’entraide.

Mais nous ne voulons pas uniquement faire face au quotidien en ne pensant qu’à notre situation. Il se trouve que Pâques tombe au milieu de ce mois. En ce temps, souvenons-nous de deux paroles de Jésus. La première, prononcée sur la croix : « Tout est accompli » (Jean 19.30). La seconde, après sa résurrection : « Que la paix soit avec vous » (Jean 20.19). Et avec le monde entier, c’est là notre prière — surtout là où la situation est telle qu’on craint le pire avec l’épidémie. Ne nous relâchons pas dans la prière pour le monde.

M.S.

Gonflé !

Gonflé !

Le pain que nous mangeons bénéficie d’un phénomène irremplaçable : un champignon qui fait fermenter de la farine trempée : la levure ! Cette image est employée dans la Bible pour décrire ce qui infecte, ce qui abime tout un ensemble. « Un peu de levain fait lever toute la pâte » (1 Corinthiens 5.6). Le problème était que l’Église était contaminée par une poignée de personnes qui justement… se gonflait d’orgueil en relativisant le mal.

Il s’agit, au contraire, de fêter la présence de Jésus en se gardant de levain. Tant pis pour la pâte levée qui régale nos papilles, tant pis pour le plaisir que procurent l’orgueil et le péché : nous voulons manger « le pain sans levain de la pureté et de la vérité » (verset 8, Bible en français courant).

Quels sont les traces de ce mauvais levain qui continueraient à infecter notre vie personnelle ? Nos relations avec les autres ? Ou bien notre Église ?

Patience, papillon !

Patience, papillon !

Faire la queue, attendre son tour, sans pousser, sans se faufiler, sans maugréer, que ce soit à la caisse des grands magasins, à ski, dans les ralentissements autoroutiers, la patience n’est pas innée.
S’arrêter, attendre, ça demande des efforts, et pourtant attendre, ne rien faire, ça devrait être facile, non ?

« Qu’il est bon d’attendre en silence le secours de l’Éternel ! » (Lamentations 3.26).

Attendre et prier, avec confiance et patience ! Se tourner vers le Seigneur, lui parler, lui exprimer nos doutes, nos difficultés, nos inquiétudes, attendre avec foi. L’horloge de Dieu est à l’heure, Il n’est jamais en retard au rendez-vous ! Le printemps arrivera, c’est certain, mais en son temps, la nature a son rythme ; nous devons attendre avant de voir éclore les premiers bourgeons. Attendre, avec confiance en celui qui tient tout dans ses mains.

« Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. » (Phil. 4.7)

Riches de nos différences

Riches de nos différences

Point n’est besoin de prospérité matérielle pour être riche. La vraie richesse, c’est la qualité des relations. Par Jésus-Christ, Dieu est entré en relation avec nous. Il s’est créé une Église, communauté solidaire de celles et ceux qui ont mis leur foi en lui et veulent vivre comme ses disciples.

Vivre l’Église, cela peut être recevoir la nourriture spirituelle qui y est offerte et bénéficier du soutien fraternel. Mais Dieu nous réserve un plus grand cadeau encore. En effet, Paul dit : « Nous avons des dons différents à utiliser selon ce que Dieu a accordé gratuitement à chacun » (Romains 12.6). Chacun·e a reçu de quoi enrichir la vie de la communauté et contribuer à son témoignage dans le monde. Grâce à nos dons différents, nous pouvons ENSEMBLE louer et adorer Dieu, nous aider les uns les autres à avancer dans la foi, et être des témoins de son amour et des canaux de sa grâce dans nos villages.

Lumière dans les ténèbres

Lumière dans les ténèbres

Bing ! Aïe ! Patatras ! Ouille ! Se déplacer dans l’obscurité comporte des risques certains, tant en pantoufles qu’à vélo. Difficile de repérer tous les obstacles quand il fait nuit noire, on s’y heurte forcément à un moment ou à autre. Nous apprécions la lumière quand elle nous permet d’éviter des dangers.


Mais il nous faut bien avouer que parfois, la lumière peut s’avérer embarrassante, voire compromettante ; personne ne voudrait d’un gros coup de projecteur sur tout le désordre de sa vie ! Nous craignons la lumière quand elle devient trop révélatrice de qui nous sommes vraiment.


Jésus est la lumière. À Noël, tout s’illumine dans nos rues, mais qu’en est-il de nos cœurs ? « La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas reçue » (Jean 1.5). Ne craignons pas cette lumière venue d’en haut, comme tant d’autres l’ont fait avant nous ! Ce qu’elle scrute et met en évidence nous amènera probablement à mieux louer Dieu et connaitre Jésus, et nous éviterons par là-même bien des dangers !

Course de relais

Course de relais

Jésus a dit à ses disciples : « Je vous ai envoyés moissonner dans un champ où vous n’avez pas travaillé ; d’autres y ont travaillé et vous profitez de leur travail » (Jean 4.37-38). Jésus a semé des graines dans le cœur de la Samaritaine, celle-ci a répandu ces graines en criant « Serait-il peut-être le Messie ? » et bientôt, une foule de Samaritains vont venir vers Jésus et ses disciples, prêts à croire.

Nous aussi, nous travaillons en équipe, comme dans une course de relais. Nous avons vécu récemment la semaine de l’enfance et The Turning. Avec des enfants, avec des adultes, un investissement fort a pu être vécu. Mais avant et après, bien d’autres personnes ont semé et sèmeront des graines, ou s’investiront dans un travail de suite.

Jésus veut nous libérer de l’idée que personne d’autre ne peut travailler dans notre pré carré. Il veut aussi libérer de toute culpabilité celles et ceux qui ont l’impression de n’en avoir pas fait assez ; le temps viendra de prendre le relais. M.S.

Fais l’œuvre d’un évangéliste !

Fais l’œuvre d’un évangéliste !

Les médias peuvent confondre : ils nous appellent parfois les « évangélistes », alors que nous préférons l’étiquette « évangéliques ». C’est notre attachement à l’Évangile que nous aimons mettre en avant (évangél−iques, notre identité), alors que nous laissons à certains spécialistes la tâche de l’annoncer (évangél−istes, notre mission).

Et pourtant, si les médias avaient raison ? Pourquoi a-t-on isolé à ce point la mission de l’identité ? Paul, s’adressant à son jeune frère Timothée, lui rappelle : « Fais l’œuvre d’un évangéliste » (2 Timothée 4.5), autrement dit d’un porteur de bonne nouvelle. Le monde a besoin d’entendre cette bonne nouvelle, et cela passe par toi et moi, ceux qui aiment l’Évangile !

Petit Lion

Petit Lion

Les 21 et 22 septembre, un couple d’artistes passera par Court pour nous enrichir de leur vécu, de leur expérience et de leur sensibilité artistique.
Rencontre avec Lionel et Noémie.

Petit Lion, c’est qui ?
Lionel signifie Petit Lion. C’est tout naturellement que j’ai choisi ce nom d’artiste. Petit Lion trouve son identité et puise son inspiration auprès de son modèle, le Grand Lion, son Papa, son Sauveur.

Et Georgy, c’est qui alors ?
C’est notre maison sur roue, un vieux camping-car qui a soufflé ses 30 bougies cette année. On lui a fait peau neuve et on l’a baptisé Georgy en l’honneur de son ancien proprio Mr. Georges.

Quel est, en quelques mots, votre projet pour l’année qui s’ouvre ? Quel sens donnez-vous à ce que vous faites ?
C’est une année qu’on veut mettre à part afin de partager nos dons artistiques, Lionel dans la musique, Noémie dans l’art de créer des moments « hors du temps » (déco, repas intimiste…)
Au delà de ces projets, c’est une année où l’on aspire à mettre du temps à part dans nos vies bien remplies afin d’en ralentir le rythme et d’écouter Dieu, pour nous individuellement et pour notre couple. On aspire à mieux se connaître et consolider l’équipe que nous formons. Se mettre en mouvement, sortir de notre zone de confort. 

Qu’est-ce que vous vous réjouissez de vivre pendant cette année ?
– La diversité des rencontres.
– En apprendre plus sur Dieu, mettre plus notre foi en action.
– Jouer de la musique encore et encore !
– Vivre plus lentement, plus simplement, être plus proche de la nature.
– Découvrir les richesses de notre pays.
– Etc. … la liste est longue !

Qu’est-ce qui vous a amenés dans le monde artistique ?
Lionel : très jeune mes parents m’ont fait découvrir le monde artistique, musique, théâtre, chant. Enfant, j’ai pu prendre des cours de trombone. Vers l’âge de 16 ans, je me suis mis à la guitare et j’ai commencé à écrire mes propres textes, un moyen d’exprimer mes questions et mes aspirations. J’ai eu la joie de jouer dans plusieurs groupes (Antydot, Amplifive, Kméléon), ce qui m’a permis de me former artistiquement et de grandir personnellement.

Noémie : j’ai toujours eu une fascination pour les arts et quand à 14 ans j’ai emprunté l’appareil photo numérique de ma maman, une passion pour la photo est née. Plus tard, lors d’une année sabbatique avec Jeunesse en Mission Art&Musique, j’ai compris que j’étais légitime de vivre ces dons et que je pouvais servir Dieu avec. L’art au service des relations et l’art qui parle, voilà mon cœur.

Et dans le reste de la vie, vous faites quoi ?
Lionel : je suis infirmier depuis 9 ans et mariée à Noémie 🙂 J’aime manger et cuisiner, car partager un moment convivial autour de plats délicieux est un bonheur indescriptible !
J’aime aussi mes petits moments de solitude, m’asseoir et regarder les gens qui passent, reprendre mon souffle au sommet d’une montagne ou au bord de l’océan.
Noémie : Je suis photographe et j’aime raconter des histoires de vie. J’aime la polyvalence, alors cette année j’ai travaillé en tant que surveillante dans un collège à mi-temps.Sinon j’aime voyager & rencontrer l’autre dans toute sa diversité, sa beauté. J’aime le travail artisanal et je prends goût à confectionner des choses du quotidien.

Bienvenue à Court, Noémie et Lionel, on se réjouit de vous rencontrer !

Quelques extraits :

Je suis parti
Le parfum
Mosaïque

Programme du weekend :