Corde raide

Corde raide

Corde raide

Nous voilà de retour de vacances. Rien ne vaut son chez-soi, dit-on. Mais sommes-nous vraiment chez nous ?

Le Nouveau Testament dépeint plutôt les chrétiens comme « résidents temporaires et étrangers sur la terre » (1 Pierre 2.11). Remarquons qu’un « résident temporaire » est là pour un temps pas forcément court et qu’il est encouragé à s’intégrer. C’est ainsi qu’on peut témoigner de Dieu. Jésus a pleinement vécu sa vie d’homme, en faisant du bien autour de lui. Il a prié son Père pour nous en disant : « Tout comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai moi aussi envoyés dans le monde » (Jean 17.18).

Pourtant il y a comme un décalage. Jésus n’était pas prophète en son pays. Un résident temporaire reste un déraciné. S’intégrer sans s’assimiler, voilà notre numéro d’équilibriste. Et cela dans un esprit positif d’amour pour les autres. (M.S.)

Météo

Météo

Vouloir connaitre le temps qu’il fera demain… un désir de tous ceux qui ont quelque chose à faire demain !

Il n’a pas fallu attendre les radars météorologiques du 20e siècle pour élaborer certaines prévisions. En son temps déjà, Jésus disait : « Quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites: Il fera chaud. Et cela arrive. » (Luc 12.55). Savoir s’il fera chaud cet été, c’est dans une certaine mesure être rassuré quant à son avenir.

Mais Jésus veut m’alerter : c’est plutôt de mon avenir spirituel qu’il faudrait chercher à être rassuré ! « Vous savez quel temps il fera en regardant le ciel et la terre, mais vous ne savez pas reconnaître ce qui est en train de se passer ? » (Luc 12.56)

La météo prend peut-être une large part de nos conversations (et c’est normal, c’est une chose très naturelle que nous partageons avec tous, et donc un sujet de conversation facile), mais que nos vies soient portées vers ce qui peut réellement rassurer – et sauver – notre âme ! Bon été à tous, quelle que soit la météo !

La pente et la côte

La pente et la côte

La fête de la Pentecôte, où nous serons en retraite d’Église, nous rappelle sur qui notre communion est fondée : sur le Christ qui nous donne vie par l’Esprit. Pentecôte commémore la venue de l’Esprit qui a marqué la naissance de l’Église (Actes 2).

Beaucoup préfèrent les pentes (les descentes), parce que c’est facile et il y a la griserie de la vitesse. Mais si nous suivons trop notre pente naturelle, l’Esprit nous ramène sur une côte où, dans l’effort, nous apprendrons à servir et non à être servis. D’autres préfèrent les côtes parce que l’effort, ça fait du bien et, en plus, ça valorise. Si nous avons tendance à exister par nos œuvres, alors faisons demi-tour et l’Esprit nous mettra sur la pente de la grâce aimante et puissante de Dieu. Sur une pente ou sur une côte, apprenons à servir ensemble le même Dieu, en mettant le Christ au centre de notre vie. M.S.

La flèche tombe…

La flèche tombe…

… et le coq résiste.
Cet animal en métal de 130 cm et 30 kg trônait à 93 m en haut de la flèche de la cathé­drale Notre-Dame de Paris. Tout le monde le pensait fondu ou détruit au cours de l’incendie, mais il a été retrouvé en bon état contre toute attente. Ce coq contenait trois reliques, dont une partie des épines de la prétendue couronne du Christ, et on disait que ce coq était un véritable « paratonnerre spirituel » pour les fidèles de ce lieu, censé les protéger de tout mal.

Les enfants de Dieu ont bien mieux qu’un coq en cuivre pour se sentir protégés. La foudre de la colère de Dieu peut être menaçante, mais Jésus a été ce paratonnerre spirituel pour tous ses fidèles, comme le formulait déjà le prophète Ésaïe : « L’Éternel a fait re­tomber sur lui la faute de nous tous » (És 53.6).

Jésus n’a pas été élevé à 93 m de haut, mais a porté la totalité de la couronne d’épines ; il a été abandonné de son Père pour que nous puissions connaitre intimement le vrai amour de Dieu.
Et comme le dit cet ancien cantique de Ruben Saillens, « la croix reste debout ! ». Ce paratonnerre spirituel est aussi pour toi. C.J.

Pessimisme ou espérance ?

Pessimisme ou espérance ?

On entend pas mal de discours pessimistes, ces temps-ci, du style : « À quoi bon préserver la planète vu que c’est déjà trop tard ? », ou encore : « Pourquoi avoir des enfants quand on voit le monde qu’on leur lègue ? » Pessimisme ou simple réalisme ? Mais si on veut être réaliste, alors il faut regarder toute la réalité en face, aussi le fait que l’être humain ne cesse d’aimer la vie et les enfants et d’espérer pour eux un bel avenir. Et surtout, que Jésus est ressuscité et que, depuis, nous savons par la foi que la vie triomphe. Elle triomphera de manière éclatante le jour où Jésus reviendra. Mais en attendant, ne méprisons pas les gestes, petits ou grands, qui sont porteurs d’espérance pour nous, nos proches, nos voisins, le monde, la planète.

Répandons l’Évangile de la vie, en paroles et en actes.

M.S.

Pris au sérieux

Pris au sérieux

Il est frappant de voir la difficulté que nous avons parfois à prendre les gens au sérieux. Leurs paroles et leurs actions passeront bien souvent au crible de notre propre appréciation sur la personne en question : « Est-il fiable ? » « Je me souviens que la dernière fois… » « Je la connais : elle va toujours… ».

Si nous avons bien des raisons valables pour appréhender les faits et gestes de l’autre, souvenons-nous, il vaut mieux écouter ce conseil du Nouveau Testament : « Avant tout, ayez les uns pour les autres un grand amour, car l’amour couvre beaucoup de péchés. » (1 Pierre 4.8).

À l’inverse, il est une parole que nous devrions toujours prendre au sérieux ; celle d’un Dieu fiable à 100 %. « Car il dit, et la chose arrive ; il ordonne, et elle existe » (Psaumes 33.9). Que nous puissions prendre au sérieux les certitudes que Dieu nous communique. Et surtout, que nous puissions en vivre abondamment.

M’approcher de Dieu

M’approcher de Dieu

« ***Pour moi, m’approcher de Dieu, c’est mon bien*** » (Ps. 73.28). Quand toutes et tous, réunis en assemblée ou en petit groupe, peuvent dire cela **ensemble**, il y a communion. Cette communion est celle de personnes qui ont chacune son vécu unique avec Dieu, elle se nourrit de ce vécu et elle le nourrit à son tour.

C’est ce qui fait la richesse des Psaumes dans la Bible. Toutes sortes de vécus personnels s’y expriment, joie exubérante mais aussi, souvent, désarroi, parfois à la limite du désespoir. Même dans ce cas, la personne qui prie **s’approche de Dieu** pour lui exprimer franchement ce qu’elle ressent. La rencontre avec Dieu transforme le vécu, projette sur lui la lumière de l’espérance. Quand tout cela est **mis en commun**, nous découvrons que Dieu s’est déjà approché de nous.

Cette année, nos groupes de maison chercheront à s’approcher de Dieu en étudiant et en méditant certains de ces Psaumes. Une expérience à vivre ensemble.

Modération

Modération

L’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé 2019 comme « année internationale de la modération ».

Nul doute que, y compris dans les relations internationales, nous avons tous besoin de trouver la modération dans notre rapport à l’autre, à la vie en général. Chercher à être conciliant et à construire l’unité ; écarter ce qui est excessif, qui provoquera à coup sûr une surenchère dans l’immodération ! Car « la sagesse d’en haut est pure, pacifique, modérée, conciliante… » (Jacques 3.17).

En revanche, il est une priorité qui ne supporte pas la modération : garder la Parole de Dieu au fond de notre cœur, comme le dit notre devise 2019. Cette Parole n’est certainement pas à consommer avec modération ! Car l’enjeu est de taille : afin de ne pas pécher contre Dieu. Aucune attitude conciliante face à ce qui détruit nos vies au lieu de les construire !

Que l’année 2019 soit bénie pour chacun d’entre vous !

Quand on n’attend plus rien…

Quand on n’attend plus rien…

L’Avent est le temps de l’attente. Les enfants, surtout, ont les yeux qui brillent à l’attente des cadeaux, et aussi, nous l’espérons, de l’esprit de la fête. Mais que se passe-t-il pour ceux et celles qui n’attendent plus rien ? Qui, à force de ne rien voir venir, ont mis leur vie en pilote automatique, les yeux ternes ?

L’évangile selon Luc s’ouvre par le récit de Zacharie et d’Élisabeth qui ont prié pour avoir un enfant (Luc 1.13). Mais à force d’attendre, Zacharie n’arrivait plus à croire à l’exaucement (1.20). Pourtant, tout se termine dans la joie, car Dieu a vraiment voulu donner à Zacharie et à Élisabeth, à leur peuple et à tous les peuples, un avenir et une espérance. Leur fils, Jean dit le Baptiste, a été étroitement associé à Jésus, Sauveur et espérance de quiconque se tourne vers lui.

Attendons-nous encore quelque chose ? Détachons nos yeux de nos chaussures et remettons-nous à espérer !

M.S.